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L'immigration clandestine, une tragédie pour l'Afrique !

La question de l'immigration clandestine est une question cruciale, d'autant plus que cela concerne majoritairement des habitants de pays pauvres qui veulent améliorer leur niveau de vie. Ces habitants qui cherchent à améliorer leur sort prennent des risques importants et mettent leur propre vie en péril pour rejoindre les frontières des pays qui leur offriront des conditions de vie, semble-t-il, meilleures.

Ces postulants à l'immigration, n’hésitent pas à tout abandonner pour cette aventure au cours de laquelle ils sont « aidés » par des passeurs peu scrupuleux à qui ils doivent payer une somme exorbitante pour franchir les obstacles naturels (mers, montagnes, fleuves) et humains (aux frontières), tout cela dans des conditions de voyage non sécuritaires.
Le fait qui pousse ces personnes à s'exiler, est majoritairement imputable à l'absence d'une véritable politique sociale et professionnelle dans leurs pays d'origine; car, si ces habitants de pays pauvres avaient tout chez eux, il est évident qu'ils ne chercheraient pas à aller voir ailleurs.
Les inégalités, les injustices, la pauvreté, la misère, la précarité, les dictatures, les guerres de tout ordre sont autant de moyens qui font que les habitants du Sud vont vers le Nord ou vers d'autres pays du Sud.

La peur, la peur de souffrir, la peur de l'avenir, la peur de mourir, la peur de ne plus pouvoir regarder demain, est donc la cause qui mène les pauvres à s'expatrier; à courir vers l'Eldorado où ils espèrent profiter de tout ce qui y brille. Mais s'il faut partir pour vivre, pour mieux regarder demain, doit-on le faire sans le strict respect des lois en vigueur dans le pays d'accueil ?

Quand ils ne perdent pas leur vie en chemin, comme ce fut le cas à Mellila où des centaines de clandestins ont été tués, six par la Guardia civile espagnole et d'autres blessés par les barbelés qui leur barraient la route de l'Eldorado occidental, on le sait, beaucoup de clandestins, arrivent sanspapiers, sans visas, sans identités.

Conséquences de cet handicap: ils sont arrêtés, emprisonnés avant de se voir refouler, expulser purement et simplement. En France comme dans d'autres pays européens, on organise des
charters entiers pour renvoyer dans leur pays d'origine tous les sans-papiers.On se rend alors compte que fuir la précarité dans son pays d'origine ne résout pas le problème. Parce que partir pour un autre pays sans s'en tenir aux recommandations en vigueur, c'est courir un trop grand risque.

Nous n'objecterons pas le fait que beaucoup d'immigrants clandestins aient réussi à faire leur trou, à se faire une place dans les pays d'accueil, en Europe ou en Amérique. Mais nous n'oublierons pas pouir autant que dans la majeure partie des cas, beaucoup de ces clandestins ont eu à payer le prix fort: leur vie.

Même si c'est la précarité et la recherche de meilleures conditions de vie qui sont les raisons premières de ces hommes et femmes qui les ont poussés à quitter leur pays, nous ne pouvons légitimer cette cause. Il n'est pas nécessaire de risquer sa vie pour un voyage dont l'issue n'est que trop souvent aléatoire.

Donc, face au fléau que constitue l'immigration clandestine, les gouvernements et les institutions internationales, disons en gros chacun d'entre nous, devons réfléchir pour y apporter des solutions. Les politiques africains doivent convaincre les jeunes, tout en leur offrant des alternatives, notamment des emplois et une politique de soutien à tous les niveaux;Car, depuis le début de cette année 2006,environ 15.000 immigrés -Dieu seul sait si les chiffres vont augmenter d'ici-là!-d’origine africaine sont déjà arrivés sur l’île italienne de Lampedusa et aux Canaries en Espagne, les deux frontières maritimes européennes les proches des côtes africaines.


Vu les dangers et les implications que de tels mouvements migratoires peuvent avoir sur l'Afrique,l'urgence devrait nous amener partout, à constituer des plate-formes de discussion, de réflexion pour tenter , à long terme, d'endiguer ce phénomène.Doit-on continuer de laisser des individus abandonner femmes et enfants pour des chemins tortueux, au détriment de leur propre vie ?




August 11, 2006 | 7:21 AM Comments  0 comments

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