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OMD:Un complice et non un complexe

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement, en abrégé OMD est un projet des Nations Unies ratifié par 191 pays et qui vise, d'ici à 2015, de réduire l'extrême pauvreté(réduire de moitié la proportion de la population dont le révenu est inférieur à 1 dollar par jour et réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim*);assurer l'éducation primaire pour tous( donner à tous les enfants, garçons et filles,les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires*);promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes( éliminer les disparités entre les sexes dans les écoles primaires et secondaires*);réduire la mortalité infantile(réduire de deux tiers , le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans*);améliorer la santé maternelle(réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle*);combattre le VIH/SIDA , le paludisme et les autres maladies(stopper la propagation du SIDA ,maîtriser le paludisme et les autres grandes maladies et commencer à renverser dans l'un ou l'autre des cas, la tendance actuelle*);assurer un environnement durable(intégrer les politiques de développement dans les zones rurales, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et d'améliorer la vie d'au moins 100 millions d'habitants d'ici à 2020*) et enfin , mettre en place un parténariat mondial pour le développement (poursuivre la mise en place d'un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles previsibles et non discriminatoire,etc. s'attaquer aux priorités des pays les moins avancés, traiter le problème de la dette des pays pauvres,créer des emplois décents et productifs pour les jeunes et mettre les avantages des nouvelles technologies de la communication et de l'information à la portée de tous*).

Comme on peut le constater, les OMD sont un vaste programme qui tend à améliorer les conditions de vie de millions d'individus sur terre et du coup, assainir un univers où il ne fera plus que bon vivre.Mais ce qu'il y a lieu de noter c'est que nombreux sont les individus qui semblent ne pas porter du crédit à ce programme.On peut leur donner raison.
Combien de fois, en effet, n'avons-nous pas été déjà assailli par ces types de projet qui n'ont abouti à rien du tout? De vastes et alléchants programmes qui nous faisaientt croire que les problèmes auxquels nous sommes confrontés trouveront solution?
Mais si les programmes élaborés auparavant avaient échoué ,est-ce à dire qu'il nous faut encore aujourd'hui ,rejeter tout de go, toutes les propositions qui nous sont faites par nos gouvernants pour nous amener à nous réaliser totalement? Pas du tout.

Certes, les Objectifs du Millénaire pour le Développement paraîssent à première vue comme un projet faramineux ,trop ambitieux voire du registre du rêve et jamais de la réalité, mais moi j'y crois fermement.Tous ces projets demeurent réalisables surtout si nous nous y mettons avec conviction et fermeté.

Lutter contre le SIDA et les autres maladies, combattre la pauvreté et la faim , réduire les écarts entre les genres ou encore promouvoir l'éducation pour tous est tout ce qui devrait constituer aujourd'hui pour tout individu et pour toutes les nations, un cheval de bataille.

Ce qu'il faut déjà, c'est vulgariser les OMD auprès des personnes qui n'en savent encore rien à propos, organiser des campagnes de sensibilisation et faire des propositions à nos dirigeants parce que c'est quand même aussi notre affaire.

Donc, à ceux qui sont encore réticents, je dirais comme dans une publicité ici, chez nous:"Les OMD, faites en un complice et non un complexe". Notre vie en dépend.


*source:www.Rotary Belgium-Luxembourg.org

July 28, 2005 | 12:09 PM Comments  0 comments

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Lecture bakhtino-freudienne de la métaphore de la hernie dans L'Etat honteux de Sony Labou Tansi

Par Guy Wilfried IDIATHA, 3ème Année Littératures Africaines UOB, Libreville Gabon,Coordinateur du CRELAF
(communication donnée lors du 10 ème anniversaire de la mort de Sony Labou Tansi, le 14 juin 2005 )




L’ouvrage de Sony Labou Tansi, L’Etat honteux(1) évoque de bout en bout, de façon grossière, vulgaire et ostentatoire, les éléments ayant trait aux parties génitales, au bas-ventre dont « la hernie ».Cette hernie n’est pas forcément toujours à considérer au premier degré, comme on pourrait de prime abord le faire, car à la lumière de l’ouvrage de l’écrivain congolais la hernie est marquée d’une charge symbolique ou significative indéniable.
En considération de cela, il nous revient donc de décliner les différentes significations que revêt la hernie. Autrement dit, quelle est la symbolique de la hernie relevée dans le texte de Labou Tansi ? Quelles en sont les significations? Pourquoi cette récurrence des parties basses du corps humain ?



Lorsque l’on évoque la hernie, on pense d’abord à la maladie, à cette pathologie à laquelle les hommes pour la plupart sont affectés et qui se caractérise majoritairement par une forme de grossissement, un gonflement au niveau des testicules.
En effet, dans L’Etat honteux, la hernie qu’évoque Sony Labou Tansi se perçoit également sous cet angle. Martillimi Lopès, fils de Maman national et homme de pouvoir est atteint depuis sa naissance par une maladie qui le fait souffrir :La hernie. « Ce bourgeon honteux que la nature (lui) a mis dans les cuisses », comme on le lit dans les entrepages du roman est une pathologie lourde de « 7 kgs »(2) et qui dégage une « odeur amère »(3) qu’il soigne en prenant « un bain plein d’aubergines, de piment, de racines et de feuilles (…) parce qu’il paraît que ça soigne les hernies( )».
Le héros laboutansien est donc un malade, mais malheureusement la hernie ici, n’est pas qu’une simple maladie.

La hernie dans L’Etat honteux désigne également le sexe car la première constatation que nous faisons, c’est la récurrence dans l’ouvrage des éléments célébrant, selon le mot de Mikhaïl Bakhtine, « le bas-matériel et humain ».Celui-ci se laisse évidemment lire à travers la métaphore de la hernie parce que la hernie en réalité est une métonymie de l’acte sexuel, de l’organe sexuel.
Jacques Chévrier dans son article « Pouvoir, sexualité et subversion dans les littératures du Sud (4)» pense que dans L’Etat honteux « tout est mis en œuvre pour favoriser l’érection permanente des citoyens, à commencer par la nationalisation des bordels et la création de trois ministères ad hoc, le Ministère des Braguettes , le Ministère des Testicules et enfin le Ministère de la Pornographie(…)Posséder ou être possédé, au sens sexuel du terme, telle semble donc être la seule alternative de cet univers délirant réduit au seul branle corps pénétrant/corps pénétré, dont Mon Colonel Martillimi Lopès constitue l’incarnation la plus parfaite ». C’est ainsi que l’écrivain écrit à propos de Martillimi Lopès : « Il ajuste sa musette et va dans la direction de Yambi-city où j’ai construit une villa à ma petite française blanche qui, dans les affaires de ma hernie est entrain de valoir deux vraies noires(5). » Ce que nomme le personnage du roman de Labou Tansi « les affaires de ma hernie » n’est rien d’autre que le sexe, l’acte sexuel ; son appétit effréné de la bonne chair. D’ailleurs tout au long de l’ouvrage, Sa hernie Martillimi Lopès ne se passe pas de gésir avec les femmes qu’il désire.

La hernie laboutansienne est également l’expression dans son ouvrage, de l’exercice du pouvoir ou du règne. En fait, ce point ne se départit pas du précédent ; car, pouvoir et sexualité dans L’Etat honteux vont ensemble.
Selon Boniface Mongo Mboussa dans son article « Deux approches de la sexualité dans le roman congolais :Henri Lopès et Sony Labou Tansi(5) », « la sexualité se confond dans L’Etat honteux avec le pouvoir et devient ainsi le thème central du roman. Cette confusion sexualité/pouvoir est perceptible à travers le sens polysémique que donne Sony Labou Tansi au mot « hernie» Ce support ,ajoute l’auteur de l’article, a déjà été souligné par la critique.
C’est dans le même sens que le narrateur de L’Etat honteux dit : « Le premier droit de l’homme c’est sa hernie, parce que, mesdames et messieurs, c’est une honte mais c’est la vérité, ce n’est pas pour rigoler que mon emblème c’est la braguette, croyez-moi sur parole ;c’est la hernie qui fait l’homme et ne tombez pas dans le piège :Quand le Blanc parle de l’homme c’est sa hernie qu’il regarde, ne vous y trompez donc pas.Votre pouvoir de merde que je viens de prendre, regardez comme il est cousu de roupettes(6) (…)la roupette est un ustensile de politique(7). » En d’autres termes le pouvoir et le sexe, l’acte sexuel vont ensemble dans l’assise de tout pouvoir.
En outre, Mon Colonel Martillimi Lopès appuie ses décisions politiques en joignant très souvent le mot « hernie » : « C’est la décision de ma hernie(8) ».

Sony Labou tansi dans son roman utilise ou se sert du mot « hernie » pour créer des expressions sur la base d’autres expressions. Ainsi, avons-nous : « A quelque chose ma hernie est bonne(9)» qui semble avoir été construit sur la base d’un adage bien connu « : « A quelque chose malheur est bon ».De même, nous avons encore : « on ne peut pas courir après deux hernies à la fois(10) », nous connaissons tous cet adage qui dit : « on ne court pas après deux lièvres à la fois » ; une autre encore :« vendre la peau de ma hernie avant de l’avoir tuée(11) » de qui nous connaissons « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée. ». A la page 39 du roman de Sony Labou Tansi, nous lisons : « Qui se sert de sa hernie périra par sa hernie » qui est une parodie de la parole christique : « qui a tué par l’épée mourra par l’épée(12) » ; l’autre parodie du fils de Dieu est celle que nous retrouvons à la page 75 : « Ceci est mon corps ceci est ma hernie prends et mange(12) » d’où on tire, « ceci est mon corps ceci est mon sang prenez, mangez et buvez. »

A la page 78 ,il parodie le fabuliste français Jean de Lafontaine quand il dit : « Creusez, bêchez, fouillez ne laissez nulle place où ma hernie ne passe et ne repasse(13) ».Nous connaissons tous la fable dans laquelle La fontaine fait dire au laboureur à ses enfants pour les inciter au travail : « Creusez, bêchez, fouillez ne laissez nulle place où la houe ne passe et ne repasse.(14) »…
S.L.Tansi parle du « revers de la hernie » comme du « revers de la médaille (15)» ; Mon Colonel Martillimi Lopès dit : « Quelle hernie t’as piqué(16) », généralement, on dit « quelle mouche t’as piqué » et « vous allez voir de quelle hernie je me chauffe(17) » ; la gastronomie n’échappe pas non plus à la symbolique de la hernie, puisqu’à la page 147, le narrateur parle du « jaune de ma hernie » au lieu de jaune de l’œuf. Dans la même perspective, Labou Tansi en évoquant la hernie semble même crée une arme de guerre : le « lance-hernies » certainement à partir du lance-flammes que nous connaissons.

La hernie désigne également le gouvernement avec qui il se réunit : « Il nous fit tous venir : le gouvernement de la hernie ».Ce gouvernement qu’il n’hésite pas à changer à la suite d’un complot : « Je vais donc remanier ma hernie(18) » et dans lequel il ne se soucie pas de nommer qui il veut, selon sa volonté : « Damanso national je te fais ministre, (…) oui, toi, ministre des Testicules, c’est laid mais on ne peut plus s’en passer, ferme les yeux et forme ton cabinet(19) ».

Outre le gouvernement , la hernie est également le pouvoir militaire sinon l’Armée : « Raondo Hugo ex-Commandant de ma hernie, etc. ».De plus, elle désigne tout le clan, la Cour de Mon Colonel Martillimi Lopès que le narrateur du présent roman désigne par les « herniés » ; c’est-à-dire ceux qui ont la hernie, mais à vrai dire tout le monde, homme comme femme a la hernie dans L’Etat honteux ; Alberto Sanamatouff est l’un de ces herniés de la Cour du Président, il occupe le poste de membre du Bureau national des herniés, ancien Représentant de sa hernie personnelle aux Nations Unies.

La hernie c’est aussi l’expression du territoire ou du pays. D’ailleurs, la première décision que prit Mon Colonel Lopès au pouvoir, ce fut d’établir de nouvelles frontières au pays en rendant carré la « patrie », « c’est la décision de ma hernie(20) », dit-il ; parce que « nous ne pouvons quand même pas vivre dans un entonnoir tracé par les colons. (21)»
En outre, quand Lopès évoque le territoire, il dit avec précision à la page 46 : « Sept cents kilomètres au nord de ma hernie » ou quand il parle des autres nations, c’est « les autres hernies de la terre ». Au regard donc de cela, la « hernie » est ici le pays.

Dans le pays justement de Martillimi Lopès, la peine capitale a été remplacée par la « peine de hernie ».
Tous ceux qui sont accusés de(haute) trahison envers la patrie doivent subir « la peine de hernie » ; c’est-à-dire l’émasculation qui serait mieux acceptée que la peine capitale, réservée désormais aux femmes. C’est ce qu’il laisse entendre lorsqu’il dit : « J’ai horreur du sang, j’ai horreur de la mort, donc pas de peine capitale sur toute l’étendue de la patrie, mais seulement « la peine de hernie (…)Il termine la cérémonie et la roule pour établir que la peine de mort c’est pour les femmes, ce qu’il faut aux hommes c’est la peine de ma hernie, parce que c’est leur honteuse fonction de mâle qui est à l’origine de tout, c’est leur hernie qui les pousse à vendre la peau de la nation. La peine capitale est supprimée aux hommes sur toute l’étendu de ma palilalie, je la remplace par cette peine nationale ».

A tout prendre, il faut dire que l’évocation récurrente de la hernie dans cette œuvre de Sony Labou Tansi entre tout simplement dans le cadre de ce qu’on a appelé à la fin des années 1970 dans la littérature négro-africaine, et qu’on a emprunté au critique russe Mikhaïl Bakthine, le Carnavalesque.
En effet, selon le Congolais Boniface Mongo Mboussa dans l’article que nous avons cité précédemment, « le Carnavalesque est une forme de résistance à la culture officielle de l’Eglise, il est un mode d’expression qui illustre la perspective populaire du monde.» C’est dans cet esprit que Bakthine l’analyse dans l’essai qu’il consacre à l’œuvre de François Rabelais. Pour Bakhtine, la distinction entre la culture officielle du carnaval dans la littérature où la carnavalisation reste avant tout, une critique dirigée contre le sérieux de la culture officielle. A ce titre, l’excentricité apparaît comme une catégorie importante, dans la mesure où elle permet à tout ce qui est réprimée chez l’homme de s’exprimer librement ».
Dans L’Etat honteux, elle se manifeste par la critique du langage autoritaire du pouvoir, la désacralisation du chef à travers des jurons, des travestissements, des pastiches insolents et par une importance trop accordée « au corps d’en bas », au bas matériel et humain. Effectivement, c’est ce que nous avons vu au niveau des travestissements lorsque la métaphore de la hernie est tantôt une pathologie, tantôt le sexe, le pouvoir, le territoire et parfois aussi sert à désigner Martillimi Lopès en personne sous le pseudonyme « elle(la hernie) nationale ».
Elle parlant de la hernie, Sony Labou Tansi est de façon avérée entrain de magnifier, exhumer le corps d’ « en bas » pour exprimer son angoisse par rapport à un monde où certaines valeurs(morales , notamment) se meurent.



La hernie telle qu’elle se laisse à voir dans le roman du Congolais Sony Labou Tansi, L’Etat honteux, à travers le personnage de Mon Colonel Martillimi Lopès notamment, est riche de symboles.
En effet, la hernie n ‘est en réalité qu’une métaphore ; car si elle ne désigne pas que cette maladie congénitale, on l’ a vu, elle est aussi la désignation du sexe, de l’acte sexuel, du pouvoir, du territoire, d’une sanction pénale ,d’une ré-création de vocables ou expressions, etc.
Toute cette propension aux parties intimes n’est pas anodin , elle a un lien étroit avec l’axe paradigmatique de l’auteur :Le Carnavalesque(ou roman carnavalesque ou roman du Pleurer-rire) tel que Bakhtine en posa les jalons à partir des travaux qu’il effectua sur l’œuvre de Rabelais et dont Sony Labou est avec beaucoup d’autres auteurs négro-africains depuis la fin des années 1970 l’une des figures emblématiques.
Cela étant dit et à la lumière des analyses que nous venons de faire, la hernie n’est-elle pas finalement l’expression de la vie ?






July 25, 2005 | 9:50 AM Comments  0 comments

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A propos des Droits de l'homme


Les droits de l'homme,la démocratie et la justice sont des éléments fondamentaux pour lesquels chaque individu se doit de défendre avec la dernière énergie. Partout où ces éléments nécéssaires à la stabilité et à la paix entre les hommes sont menacés, chaque être doit s'élever pour les soutenir.Bon courage donc à l'équipe de CNDH,fer de lance parmi les fers de lance du respect des droits fondamentaux des individus.Vous nous montrez par votre initiative la voie à suivre,merci encore!
(commentaire publié sur le site du CNDH du Togo)

July 22, 2005 | 5:18 AM Comments  0 comments

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Les jeunes et la diversité culturelle et linguistique

(article publié le 10-05-2005 sur Bilenge.com)

C’est sous le thème : « Jeunesse face à la Diversité culturelle et linguistique » que l ‘association internationale des Jeunes Volontaires Francophones, section du Gabon(jvfgabon) en partenariat avec le Campus Numérique francophone de Libreville, a organisé à l’Université Omar Bongo du 23 au 24 Avril 2005, le Premier forum des jeunes de la Francophonie. Plusieurs jeunes, en l’occurrence des lycéens, des étudiants, des universitaires et des spécialistes des questions de Diversité culturelle et linguistique et des programmes relevant de l’Organisation internationale de la Francophonie ont pris part à ce forum.

Interrogé à propos du choix de ce thème, Guy Wilfried IDIATHA, le Secrétaire général de l’association a expliqué : « En fait, le choix s’est tout naturellement imposé à nous dans la mesure où, la Diversité culturelle et linguistique est une notion très importante en ce sens qu’il est un ferment pour la démocratie, l’unité des peuples, du respect de la différence et une voie intéressante vers le développement, et que la notion fait école de nos jours dans certains grands organismes internationaux tels l’OIF et peut-être bientôt l’UNESCO à partir d’Octobre prochain ; notre ambition est simplement donc de mettre en rapport, d’établir un lien entre la jeunesse africaine en général, et gabonaise en particulier, avec un sujet d’une bouillonnante actualité ».
C’est ainsi alors que plusieurs jeunes se sont retrouvés dans la salle de conférences du foyer Avaro de l’Université de Libreville.

Les assises devant débuter par une cérémonie d’ouverture, c’est le Vice-Recteur de l’Université chargé des Affaires académiques et de la Recherche scientifique le Pr. Jérôme KWENZI-MIKALA qui a ouvert les travaux tout en ne cachant pas sa joie de voir des jeunes prendre des initiatives, de prendre leur destin en main et cela en responsables. Après la cérémonie d’ouverture qui a été auréolée, il convient de le souligner, par la présence de la chanteuse Annie-Flore BATCHIELLILYS qui, malgré son état (elle attend un heureux évènement !), n’a pas hésité à répondre favorablement à l’invitation des jeunes volontaires francophones. Prenant la parole, elle a conseillé de respecter la Diversité culturelle et linguistique, gage de paix, de stabilité et de développement.

Dans l’après-midi du 23 Avril, les jeunes ont pu assister aux conférences-débats prévus au cours du forum :
Mme Patricia THYAM EYA’A, chargée du Programme de Mobilité Jeunesse(PMJ) au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Francophonie a entretenu l’assistance sur ledit Programme tout en encourageant les jeunes à postuler pour les PMJ (outil important dans les échanges entre jeunes) pour que leurs projets soient financés. Après elle, le tour est revenu à Richard AUBRY, Directeur du Campus numérique francophone de Libreville(CNFL) et partenaire du forum, d’expliquer à l’assistance, les fonctions des Campus numériques francophones de l’ Agence Universitaire de la Francophonie. Les jeunes ont retenu que les Campus numériques de l’AUF ont quatre fonctions principales : la communication par l’accès à Internet, le pack de visioconférences, etc. ; les formations (sur les logiciels qui permettent la création de sites web tel SPIP,etc…) ; l’information scientifique et technique et la production ; c’est-à-dire aider les individus qui le souhaitent, de créer leur propre site sans avoir une connaissance très étendue de l’outil informatique. Le tour est revenu au Dr. Pamphile MEBIAME-AKONO, maître-assistant (cames),enseignant à l’Université Omar Bongo d’enrichir l’assistance sur un sujet très intéressant intitulé : « Du bon usage de la politesse linguistique dans les interactions verbales », soutenant par l’entremise du philosophe BERGSON que la politesse est « un certain art de témoigner à chacun un signe et la considération auquel il y a droit. », comme pour dire également en bon linguiste qu' il est que la politesse participe des interactions verbales entre les individus.
Enfin, le Dr. Daniel Franck IDIATA,l ui aussi enseignant à l’Université de Libreville, a conféré sur le thème : «Langue, culture et développement durable».Dans son exposé, il a établi un lien entre la langue et la culture endogène par le biais de l’école.

Au sortir des conférences, les jeunes se sont réunis en ateliers pour discuter de ce qu’ils avaient pu retenir des communications qu’ils venaient d’écouter tout en donnant leur vision de la Francophonie ,de la jeunesse et de la Diversité culturelle et linguistique. Cela a aboutit à la Déclaration dénommée « Déclaration de l’Université Omar Bongo » dans laquelle, ils expriment leurs sentiments en tant que jeunes francophones.
Le programme s’est suivi dans la soirée avec « la nuit du web » dans laquelle les jeunes ont pu, entre 20 heures et minuit, naviguer sur l’outil Internet.
Dans la journée du 24 avril ,des nombreux responsables d’ association invités au forum et les jeunes ont eu le privilège de suivre la formation sur SPIP, un logiciel qui permet la création de sites Internet. Ensuite, le programme s’est poursuivi avec l’inauguration du site de la structure hôte du forum :http// :www.jvfgabon.org.

Le clou du forum a été la lecture de « La Déclaration de l’Université Omar Bongo » devant les médias, par le Président de jvfgabon Andy NZIENGUI.
Enfin de compte, les jeunes , visiblement satisfaits de l’organisation de la Première édition du forum ,ont émis le souhait que soit organisée la deuxième édition l'année prochaine. Toujours avec autant de détermination et de plaisir ? Réponse en Mars 2006.

Nyangu


July 21, 2005 | 3:27 PM Comments  0 comments

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La diversité culturelle et linguistique:Ferment de l'unité des peuples, de la démocratie et un outil pour le développement.


La Diversité culturelle et linguistique, expression chère aujourd’hui dans certains grands organismes internationaux, tels l’Organisation Internationale de La Francophonie, est à ce qui me semble, d’une importance capitale ,en ce sens qu’il constitue un moteur important dans la réalisation de l’unité des peuples, de la tolérance , de la démocratie et même du développement.

En effet, qui dit diversité ,dit pluralité et qui dit diversité culturelle et linguistique dit forcement pluralité de cultures et de langues. La diversité culturelle et linguistique est donc la conscience de l’existence de plusieurs cultures ,plusieurs folklores, plusieurs danses, plusieurs traditions .

Chaque être humain est issu d’un milieu ,qu’il soit moderne ou traditionnel, dans lequel les us et coutumes y sont fortement ancrés. La moindre des choses alors serait que chacun sache qu’à côté de sa propre culture, il existe d’autres cultures ou d’autres traditions qui vivent et cohabitent avec la sienne et dont la convenance serait qu’il les considère autant qu’il considère ou respecte sa culture. Cette prise de conscience, traduira simplement pour chacun le respect de la différence, de la tolérance ;car, tolérer et respecter d’autres cultures, d’autres langues, c’est accepter de vivre avec ceux qui sont avec nous, autour de nous, même s’ ils ne sont pas de chez nous .En d’autres termes, la diversité culturelle c’est le respect de l’autre dans la dignité et le droit. Qu’il est donc malheureux, à l’instar de ce qui s’est passé au Rwanda ,de voir des générations entières d’individus s’entretuer parce qu’ils estiment que leurs rapports avec les autres n’étaient en aucun perceptibles pour qu’ils tentent un tant soi peu de vivre ensemble .Que de guerres, que de luttes, que de vies humaines déchirées à cause de la persistance de la différence ! Or, la diversité culturelle et linguistique justement ,c’est transcender les différences ,c’est s’accepter et accepter l’autre. C’est montrer à la face du monde que tous les hommes sont frères quelques soient les origines tribales ,ethniques ou raciales .

En plus de signifier la tolérance , le respect de la différence et de l’unité des peuples, la diversité culturelle et linguistique doit être pour chacun ,un enjeu et une philosophie de la démocratie . Elle doit amener chaque individu ,chaque citoyen conscient de ses droits et devoirs de choisir sans considération aucune de la race ou de l’ethnie. Le tribalisme, on le sait, n’a jamais causé que du tort et n’est jamais parvenu à instaurer une stabilité pouvant contribuer à un quelconque progrès. Il n’est jamais, au contraire, que l’expression de la médiocrité et de la bassesse choses inacceptables dans un monde où la tendance est à l’excellence et à la compétitivité. Chaque individu doit donc être jugé en fonction de ses compétences .Ainsi, cela renforcera nos chances vers le progrès, vers le développement.

Elle doit être le langage d’une mondialisation ou d’une globalisation réussie entre le Nord et le Sud. Le village planétaire doit être habité par des gens qui s’aiment, se comprennent et se respectent pour bâtir un monde fort et prospère.

Je ne voudrais pas présenter la diversité culturelle et linguistique comme un idéal même si j’y crois fermement, mais comme quelque chose de fondamental dont la portée culturelle ,politique voire sociale est indéniable dans la matérialisation de l’idée de paix, de progrès et de stabilité.

G. Wilfried NDJOUAH IDIATHA, Secrétaire Général JVF Gabon




July 21, 2005 | 2:39 PM Comments  0 comments

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