 |
nyangu
Les grands lettrés de l’Afrique pharaonique.
|
Durant l’antiquité, l’Afrique s’est particulièrement illustrée par sa production immense de documents écrits. Bien que le noms des auteurs de nombreux papyrus soient restés secret, nous avons souhaité vous faire découvrir quelques uns de nos ancêtres lumineux à travers leurs oeuvres :
IMHOTEP (début de la Illème dynastie) o Ministre et architecte, constructeur de la pyramide à degrés de Saqqarah, Imhotep, qui fut par la suite divinisé, est sans doute l’un des premiers à avoir composé des Enseignements, recueils de conseils destinés aux hauts fonctionnaires et genre qui fut en honneur tout au long de l’Ancien Empire. Les Enseignements d’Imhotep ne nous sont pas parvenus.
HARDJEDEF (IVe dynastie, 27oo av. J.C.) o Selon certaines découvertes récentes on espère pouvoir bientôt identifier les Enseignements qu’aurait composés ce fils de Kheops.
DJEDEFHOR (IVe dynastie) o Quelques fragments des Enseignements de ce pharaon nous sont parvenus. Selon un scribe du Nouvel Empire, ce recueil figurait parmi les huit plus grands classiques des temps anciens.
OUNI (IVe dynastie) o Ce personnage, qui fit carrière sous les pharaons Pépi ter et Merenré, a laissé un récit de sa vie écrit à la première personne et dans lequel figure la relation d’une victoire remportée par les Égyptiens sur les Asiatiques en Palestine et celle d’une autre bataille où il fit preuve d’un grand sens stratégique. Le style de ce récit est sobre, traversé de quelques éclats lyriques.
PTAHHOTEP (Ve dynastie, 2400 av. J.C.) o Figurant parmi les huit grands classiques, les Enseignements de Ptahhotep auraient été composés par ce ministre du roi Isési sans qu’on puisse rigoureusement affirmer s’il en est réellement l’auteur. C’est l’un des rares textes égyptiens de cette époque que nous connaissions dans son intégralité (par le Papyrus Prisse conservé à la B.N. de Paris) mais sans doute fut-il par la suite retouché et développé. Il demeure l’un des plus importants témoignages de la sagesse politique de l’Ancien Empire.
KHETI II (2150 - 2100 av. J.C.) o C’est à ce pharaon de la Xe dynastie qu’on attribue les Enseignements pour le roi Menkaré, son fils, dont il ne reste que des fragments malgré le nombre important de copies retrouvées. Cette œuvre d’une grande concision, souvent annotée et glosée par la suite, est à la fois morale et politique, incitant le roi à l’intelligence, à la lucidité et à la maîtrise de soi.
AMENEMHAT Ier (2000 - 1970 av. JC) o On attribue tantôt au premier pharaon de la XIIe dynastie, tantôt au scribe Khéty, les Enseignements d’Amenemhat dont nous ne connaissons que des fragments. Même s’il n’a pas rédigé lui-même le texte, ce pharaon en a été l’inspirateur et c’est bien son ton pessimiste et désabusé, plein de conseils de prudence que l’on retrouve dans cet écrit, l’un des derniers en date de ce genre.
KHETY ou AKHTOES (XXe s. av. J.C.) o Si l’on donne souvent ce scribe de Sebennytos, temple du Delta, comme l’auteur ou le rédacteur des Enseignements d’Amenemhat, on lui attribue de façon indiscutable deux œuvres célèbres, un Hymne au Nil et une Satire des métiers. Cette dernière est l’un des très rares textes égyptiens qui nous soient parvenus intégralement.. Dans un style particulier, il fait l’apologie du métier de scribe.
AMENO (XXe s. av. J.C.) o Serait l’auteur du Conte du Naufragé qui, mêlant l’imaginaire à l’observation précise, relate les péripéties d’un marin victime d’un naufrage en mer Rouge. Celui ?ci gagne à la nage une île déserte mais au cours d’un tremblement de terre est happé par un énorme serpent. Mais ce dernier, au lieu de l’avaler, lui demande le récit de ses aventures et, après l’avoir écouté et compati à ses malheurs, le comble de présents et le laisse rentrer chez lui.
SINOUHÉ (XXe s. av. J.C.) o On ne sait trop s’il faut ranger sous ce nom un écrivain qui aurait écrit ses Mémoires ou le héros dont les aventures sont relatées dans ces Mémoires. Celui-ci, notable égyptien, dut, à la mort du Pharaon Amenemhat Ier, quitter son pays et se réfugier auprès des nomades arabes. Après s’être marié, il finit par regagner l’Égypte. Ce livre, dont on connaît de nombreuses copies, mélange à la fois de roman, de récit d’hymnes et de lettres, fut l’un des textes les plus connus de son époque.
ANKHOU (1890 av. J.C.) o Ce prêtre d’Héliopolis Khâkheperrêseneb, qui vivait sous Sésostris II, a composé une série de Propos dont le titre exact est : Collection de mots et bouquets de formules, recherches avec réflexion du coeur, dont seuls des fragments nous sont parvenus. Ce texte est dominé par le pessimisme et l’incertitude qui caractérisent cette période troublée.
NEFERTY ou NEFERREHOU (c. 1970 av. J.C.) o Auteur d’une Prophétie que nous connaissons in extenso par plusieurs copies dont la principale est conservée au Musée de l’Ermitage à Leningrad (Papyrus n° 1116 B) et qui fut composée sous le règne d’Amenemhat ter, fondateur de la Xlle dynastie. Après l’annonce de désastres, le rôle de sauveur des hommes de ce Pharaon est fortement souligné dans l’Épilogue.
AHMÈS (XVIè s. av. J.C.) o Cet officier de marine écrivit ses Souvenirs. Il participa à la libération du territoire et poursuivit les Hyksôs jusqu’en Palestine, à la suite d’Ahmosis.
AMENEMHEB (fin du XVe, début du XVIe s. av. J.C.) o Il nous a laissé un récit vivant de son existence dans lequel il relate les campagnes de Thoutmosis III (1 450 - 137o) en Asie et, entre autres, la façon dont il sauva la vie du roi en tuant un éléphant sauvage qui le menaçait .
HORI (Vè s. av. J.C.) o On possède de lui une lettre à un autre scribe du nom d’Aménémopé. C’est le récit spirituel d’un voyage en Asie composé dans une langue émaillée de mots rares ou étrangers, de noms géographiques, de subtilités orthographiques. C’est une succession de questions, d’arguments, de détails qui évoquent le « mandarinat » des scribes égyptiens de cette époque.
PENTAOUR (XIVè s. av. J.C.) o Auteur ( ?) d’une épopée dont le héros est Ramsès II. Dans le fragment qui en subsiste, on voit le Pharaon disperser, à lui seul, deux mille cinq cents chars ennemis. Au début du Xllle siècle fut composé, sur le même thème, le Poème de Qadech célébrant la victoire de Ramsès II sur les rives de l’Oronte et la cuisante défaite qu’il infligea aux Hittites. Ce long poème figure sur les murs de plusieurs temples (Karnak, Louxor) et a été conservé également par plusieurs copies postérieures sur papyrus.
AKHENATON (AMENOPHIS IV) (régna de 1 370 à 1 352 av. J.C.) o Le grand réformateur religieux a laissé un Hymne au Soleil qui est l’un des plus beaux exemples de la poésie égyptienne. Le Psaume CIV de la Bible s’inspira directement de cet hymne d’adoration au dieu unique, Aton, le Soleil. Il fut reproduit à plusieurs reprises sur les murs des tombes de Tell el-Amarna .
ANI (XIè s. av. J. C.) o Sous ce nom nous est parvenu un Enseignement ou une Sagesse composée à la fin du Nouvel Empire et qui renoue avec un genre très ancien. On y retrouve en effet les mêmes thèmes que dans les Enseignements de Ptahotep, traité ici par un père s’adressant à son fils, selon le scénario habituel, mais dans un style plus imagé et intimiste.
OUNAMON (début du XIè s. av. J.C.) o Prêtre du temple d’Amon, il fut envoyé en Syrie avec mission d’obtenir du bois de Liban afin de construire une barque destinée au dieu. Mais il dut rester longtemps à Byblos et s’y morfondit, non sans être consolé par une chanteuse égyptienne. Il a raconté .son odyssée dans un récit intitulé : Voyage d’Ounamon.
MERYSEKHMET et NEBIRE (Nouvel Empire) o Ces deux noms sont ceux de deux « scribes formes » dont on sait seulement qu’ils composèrent, sous le Nouvel Empire, des hymnes pieux, sans qu’on puisse leur attribuer plus particulièrement tel ou tel de ces hymnes .
AMÉNÉMOPÉ (VIIIès. av. J.C.) o Ce scribe du cadastre composa un livre de Sagesse, mélange de prudence, de finesse psychologique, de poésie et d’humour. Il conseille l’abandon à Dieu et cette œuvre semble avoir inspiré le Livre des Proverbes de la Bible.
MANÉTHON (début du nie s. av. J.C.) o Bien que l’essentiel de son œuvre ait été composée en grec, Manéthon peut néanmoins être classé parmi les écrivains égyptiens puisque son nom égyptien et son œuvre concerne la religion et l’histoire du pays des Pharaons. Prêtre et savant, il semble avoir été l’un des produits les plus célèbres des écoles sacerdotales égyptiennes et l’on sait qu’il vécut dans le temple de Sebennytos, près de la ville du Delta Samanoud. Selon la tradition, ce fut l’un des écrivains les plus féconds de ce époque, puisqu’elle lui attribua environ une huitaine de livres importants consacrés essentiellement à la doctrine religieuse, aux rituels ou aux fêtes. Si on lui accorde également un traité concernant la fabrication de l’encens, l’attribution du Livre de Sothis est plus contestable. Mais des ouvrages de Manéthon, le plus important sera incontestablement les Aegyptiaca (ou Histoire d’Égypte) s’il nous était parvenu dans sa totalité. Il n’en reste que des fragments ou des résumés dus soit à l’historien juif Josèphe, soit aux chrétiens Jules l’Africain et Eusèbe, le plus célèbre de ces fragments est constitué par les fameuses listes des dynasties royales au nombre de trente une .
CONCLUSION
Naturellement, cette liste n’est pas exhaustive, car la diversité des textes de l’ancienne Egypte (textes religieux, romans, poèmes, textes de loi, lettres administratives, sagesse, pièces de théâtre, rapport militaire, formules funéraires, etc...), la longévité de cette civilisation et la place importante accordée aux lettrés, nous permet d’imaginer le très grand nombre d’auteurs Egyptiens (ex. Ikhernofret, auteur d’une pièce de théâtre à Abydos) [1].
[1] Source : L’art de l’ancienne Egypte - K. Michalowski - éd. Mazenod .
Photo:Pyramide à dégrés de Djeser.
|
|
| January 23, 2006 | 11:59 AM |
|
|
 |
Femme noire d'hier, d'aujourd'hui et de demain
|
En examinant de près, l’image et le statut des femmes noires dans les sociétés africaines anciennes non soumises à une influence étrangère quelconque, on constate que celles-ci sont perçues comme des déesses. La femme noire et son rapport avec l’homme, dans la société africaine de la période pharaonique mérite donc d’être analysée .
Ainsi, il est aisé de constater que même les vestiges archéologiques légués par les premiers Homo Sapiens Sapiens Africanus à travers le monde, témoignent de l’admiration des hommes pour les femmes noires. En effet, ces vestiges sont majoritairement des statuettes de femmes noires (vénus, déesses de la fécondité...).
Dès lors, on comprend que la femme noire était valorisée et vénérée dans sa société, ce qui lui permettait de jouir d’une totale confiance en elle et aussi des mêmes privilèges que les hommes. Mais voyons cela de près.
DANS LES SOCIETES OCCIDENTALES ANTIQUES...
La femme est perçue comme un individu de sexe féminin, dit sexe faible. Elle est donc définie par son anatomie et non pas par son essence et son rapport social à l’homme. Pire encore, c’est le péché originel, la faute, la culpabilité... bref une créature du mal dont la mission est de faire chuter l’homme.
Ainsi, dans la vision grecque, la gardienne des enfers (Hadès) est Perséphone. Elle s’est enlevée les seins et martyrise les hommes .
Héritage du nomadisme et du patriarcat, la femme n’a pas de personnalité juridique, elle n’hérite pas, ne vas pas à l’école, se contente de procréer et est totalement dépréciée dans la société. Une des traces visibles de cet état de fait est qu’il existe un mot pour désigner le meurtre du père ou du frère (parricide ,fratricide) mais il n’existe rien pour le meurtre de la femme ou de la sœur.
DANS L’AFRIQUE ANCIENNE ( EGYPTE/NUBIE/ETHIOPIE )...
La femme n’est pas seulement définie par son sexe mais aussi par sa nature divine. C’est celle qui a la possibilité de donner la vie, de procréer (Messou, Messi). Sa nature profonde est donc valorisée et divinisée .
Au-delà, elle est celle qui, dans son rapport à l’homme, jouie d’une quadruple perceptions. En effet, elle est la mère, l’épouse, la déesse et la sœur. Héritée du sédentarisme et du matriarcat, cette perception sociale reflète les idéaux spirituels des africains anciens :
*La divinité de la sagesse, de la vérité et de la justice (Maat) est une femme,
*La protection de pharaon était confiée à une nubienne, la déesse Anouket,
*Isis, était à la fois la femme et la sœur d’Osiris,
*La mère est désignée en écriture hiéroglyphique par le vautour en raison de l’attention que porte cet animal à sa progéniture,
Ainsi, tout comme les déesses, les Africains anciens représentaient leur femme de couleur or (jaune, l’or est la chair des déesses) dans leurs réalisations artistiques (peintures, sculptures, etc...).
Il est encore intéressant de noter que l’homme est généralement représenté avec sa femme, ou placé entre sa femme et une déesse (exemple celle de sa localité pour un personnage important).
La littérature égyptienne nous révèle encore que les hommes, prenaient soin de leur femme et de leur vie familiale.
"Fils respectueux, tendres époux, parents attentifs et bien souvent indulgents, ils tenaient avec un zèle que l’on pourrait qualifier de méthodique, à pratiquer les vertus qu’ils avaient en grand honneur. Et maintes fois, à les en croire, ils donnèrent l’exemple aux générations futures" souligne Elisabeth Laffont (Cf. Les livres de sagesses des pharaons, éd. Folio).
Epoux fidèles certes, les hommes étaient aussi débordants d’amour pour leur femme. Un papyrus nous le révèle (CF. Papyrus Chester Beatty I) :
"Amante unique, sans pareille
Plus belle que toutes les autres femmes
Vois, elle est comme (l’étoile) Sirius qui apparaît,
Au début d’une année heureuse.
D’un éclat radieux, d’un teint délicat !
Charmeur est son regard
Suaves ses paroles,
Elle n’a pas un mot de trop.
Son cou est gracieux, fermes sont ses seins,
Sa chevelure est aussi vraie que le lapis-lazuli,
L’ambre de ses bras l’emporte sur l’or,
Des doigts semblables aux boutons de lotus,
Ses fesses galbées épousent le modèle idéal,
Noble est son maintien dans la démarche,
Elle a capturé mon cœur de son amour".
Afin de permettre aux jeunes hommes en âge de prendre femme, de visualiser le comportement idéal à avoir avec leur futur femme, les maximes du Sage africain Ptahhotep étaient judicieusement enseignées dès le plus jeune âge (Cf. traité de sagesse de Ptahhotep, 2563 - 2423 avant J. C.) :
"Aime ta femme sans ménage
Rempli son ventre, habille son dos,
Ce sont les soins à donner à son corps,
Caresse-la, comble ses désirs tout le temps de ton existence
C’est un bien qui fait honneur au maître de la maison.
Ne sois pas brutal, les ménagements conduisent mieux ta femme que la force.
Son bien-être et son bonheur, voilà ce à quoi elle aspire,
Voilà où elle vise dans son cœur, voilà ce qu’elle regarde.
Sache que c’est ce qui la fixe dans la maison, car si tu la repousses, c’est pour elle un abîme.
Ouvre-lui grands les bras pour qu’elle s’y blottisse et marque-lui ton amour".
Le Sage Any, les invite encore à mettre leur main dans celle de leur femme, (Cf. Maximes d’Any, 1298 - 1235 avant J. C.)...
Ainsi, dans la société africaine ancienne non soumise à une influence étrangère, la femme était perçue comme la complémentarité de l’homme, la maîtresse de maison, la beauté féminine personnifiée, une source de stabilité et de sagesse, une amante créative, une sœur avertie, une étincelle d’érotisme, une mère attentionnée et une future déesse céleste.
La projection divine de sa relation avec l’homme engendra le principe des représentations de la vierge à l’enfant (NB. les représentations d’Isis allaitant son fils Horus, sont les archétypes des représentations de la vierge Marie allaitant Jésus enfant) et de la Trinité : père, mère, enfant (qui deviendra dans les sociétés nomades occidentales : père, fils et St Esprit (la mère a disparu)).
Aucune fonction ou filière d’études n’était interdite aux femmes. Ainsi, dans l’histoire africaine on trouve des femmes médecins (Pesechet), pharaon (hatchepsout), reine (Nzinga), chef des armées (Amani Renas), Ministre des Affaires étrangères (Tiyi), etc... Le roi dirige avec la femme qui jouent aussi le rôle de conseillère (épouse, mère).
Dans la vision religieuse africaine, Dieu aime la femme autant que l’homme. Le couple marié forme alors une seule enveloppe spirituelle.
Cette icône de beauté fut célébrée dans le passé, par les autres peuples. La Bible fournit une preuve indéniable que la beauté noire était idéalisée autrefois (ex. Cantique des cantiques dans la Bible : "Je suis noire et belle" ou encore la Reine Shaba).
AUJOURD'HUI...
La beauté noire a été dépréciée pour les raisons suivantes :
*La colonisation et l’esclavage qui ont altéré fortement les relations homme/femme (dévalorisation de la femme noire perçue à l’époque comme un bien meuble et une génitrice sans structure familiale fixe),
*Les influences culturelles étrangères et dominantes en et hors d’Afrique,
*L’évolution du statut des femmes blanches dans les sociétés occidentales qui, accédant à des emplois valorisant et bien rémunérés, deviennent la cible favorite des grandes campagnes de publicité (cosmétique, mode...), des films à grand budget (Hollywood) et des sociologues désireux de voir les sociétés évoluer.
Il en résulte que peu valorisée et sujette à toutes les discriminations et difficultés, la beauté noire passe petit à petit au second plan et ne reste valorisée que dans les esprits fortement accrochés à leur essence africaine.
Il reste certain que la valeur de soi s’acquiert aussi dans le regard de l’autre. Autrement dit, si le regard des hommes noirs sur les femmes noires est sincère, respectueux, responsable (socialement, économiquement, familialement, culturellement...), valorisant et attentionné, nul doute que cela contribuera à faire rayonner de nouveau la beauté noire dans le monde.
|
|
| January 23, 2006 | 11:34 AM |
|
|
 |
A qui profite le rallye Paris-Dakar ?
|
Depuis 1979, année de lancement du rallye Paris-Dakar jusqu'à nos jours en 2006,nous ne parvenons pas encore à percevoir les bénéfices réels de cette "randonnée", du moins du côté africain.
Sans vouloir être rabat-joie,nous pensons qu'il est quand même temps que nous nous demandions un tant soit peu (que ceux qui en savent quelque chose ,veuille bien nous éclairer !)à qui profite cette course .
Depuis des millénaires, c'est connu, notre continent a toujours servi de lieu d'exotisme pour les Occidentaux. D'où l'esclavage et la colonisation que l'on se tue en France,à en voir les effets positifs .Ainsi Safaris ,rallyes et autres, sont organisés en Afrique sans que nous en sachions les aboutissants .
Le problème aussi dans tout cela c'est que depuis sa création, près d'une centaine de personnes sont mortes soit pour avoir participé au rallye, soit pour avoir voulu assister à cette "fête" de l'auto . Le décès en l'espace de deux jours d'un jeune guinéen d'une douzaine d' années et d'un jeune sénégalais de 10 lors de cette édition 2006 est évocateur . Mais il y a lieu de se demander aussi: qui paiera les dégâts matériaux et surtout les pertes en vie humaine des Africains ?
Malgré des mouvements de protestation, vu les dégâts que causent le Dakar,des mouvements écologiques pour éviter que le Tour se tienne, on est en droit de se demander pourquoi une telle obstination ?
Il est également à noter que les Etats africains que traversent cette course ont aussi leur part de responsabilité, mais ont-ils vraiment le choix ? On peut toujours endeuiller des familles africaines en plein début d'année ou en pleine fête du mouton pour les musulmans, ce n'est pas bien grave .Ce ne sont que des petits Noirs tués en plus .
Les puissances économiques européennes pèsent de toutes leurs forces sur des malheureux africains.Qui pourra se plaindre des dégats ?
Ils n'ont pas d'argent pour le développement de l'Afrique, mais ils en ont pour organiser leur "excursion". Mais nous autres Africains endettés jusqu'au cou, hyper sous-développés, éternels sans-papiers et potentiels immigrés gagnons quoi dans tout ça ? Nous laisserions-nous, nous autres , organiser une manifestation de pareille envergure en partant de Dakar vers Paris,renversant au passage hommes, femmes et enfants, butant contre l'Arc de Triomphe pour brandir finalement de nos mains de "voyous", de fils de la "racaille" (dixit Nicolas Sarkozy ) trophées et autres récompenses ? Pauvre de nous...
|
|
| January 16, 2006 | 3:08 AM |
|
|
 |
W.E.B. Dubois:Itinéraire d'un grand défenseur des peuples noirs et un des pères du panafricanisme.
|
"Je ne veux la disparition d'aucun ancien moi-même;je ne veux pas blanchir mon sang noir car je sais que le sang est porteur d'un message .Je ne veux rien à dire au monde.Je souhaite seulement rendre cette ambivalence possible;que je sois Noir et américain et non maudit et rejeté ".Ainsi s'exprimait l'auteur de THE SOUL OF BLACK FOLK (AMES NOIRES )publié en 1903, pour repondre aux idées vaguement racistes que les Blancs américains véhiculaient sur les Noirs des USA ; des sous-hommes dont il fallait absolument débarasser l'Amérique, prétextant que la cohabitation Noir-Blanc était impossible et qu'il serait convénable que les Noirs quittent le pays comme le leur conseillait les Présidents T.Jefferson et A.Lincoln.
Né le 23 février 1868 à Great Barrington dans le Massachussets aux USA, William Edgard Burghart Dubois descendant d'esclaves, de racines française, hollandaise et africaine, mourut le 27 août 1963 à Accra au Ghana et fut l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages.
Il étudia d'abord à l'Universuité du Fisk dans le Tennessee, ensuite à l'Université d'Harvard à Cambridge près de Boston dans le Massachussets où il étudia la psychologie, la philosophie et l'histoire .Dubois sera Docteur de l'Université d'Harvard en 1895 avec sa thèse: "La suppressio de la Traite négrière africaine aux USA de 1638 à 1870". Cette thèse sera publiée dans le premier numero d'"Harvad Historical Studies." et réédité en 1968 aux éditions Stoccken à New-York.
Après Harvard, il passe deux ans à l'université de Berlin.De retour d'Allemagne de l'Est, il reste toujours préoccupé du sort reservé aux siens . Il reste néanmoins" convaincu que le problème noir peut-être résolu par "l'investigation systématique";que l'ignorance est la source du préjugé racail et que seule la vérité scientifique peut le déraciner". Il se tourne alors vers la sociologie qu'il enseigne à l'Université de Pennsylvanie et d'Atlanta dans laquelle d'ailleurs il va publier le meilleur de ses ouvrages entre 1897 et 1910 . Il fera par exemple, une étude sociale : LES NEGRES A PHILADELPHIE (1899).
En 1905, W.E.B. Dubois, lance un appel aux représentants de l'élite noire qui donne naissance au "Mouvement du Niagara" parce que la réunion constitutive de ce mouvement se tint justement près des chutes du Niagara dans l'Ontario au Canada ."le Mouvement du Niagara fut le premier mouvement contestataire moderne des Noirs d'Amérique .
L'association, qui se réunissait une fois par an jusqu'en 1909, était affaiblie par des querelles internes .En effet, Dubois contestait les arguments et le programme d'un autre intellectuel noir influent de l'époque, également membre du mouvement du Niagara : Booker T. Washington . Ce dernier "excusait les violences racistes dont les Noirs étaient l'objet, se contentant de la place d'inférieur qui leur était reservé et ne marquait que peu d'intérêts pour le droit de vote dont ils étaient privés :"L'agitation pour l'égalité civique (et sociale) est une grande folie pour les peuples noirs américains ", clamait-il . En fait, il voulait donner au préalable une formation professionnelle, manuelle et technique aux Noirs .Pour lui," la culture de l'esprit était un superflu qu'il pourrait attendre, il fallait concentrer ses efforts sur la promotion économique de la "race" et accepter la discrimination pendant un certainb temps, ce qui devait permettre, selon lui,de "gagner le respect des Blancs" Mais W.E.B. Dubois dans son fameux livre AMES NOIRES (1903) affirme que "la stratégie de Washington ne ferait que perpétuer l'oppression au lieu de libérer l'homme noir ".
Toutefois, malgré les dissensions, le Mouvement du Niagara sera le précurseur et l'inspirateur direct de la création de la NAACP ( l'association nationale pour le progrès des gens de couleur ) en 1909 . Dubois joua un rôle important dan,s la création de cette nouvelle structure et devint directeur du magazine THE CRISIS . A ce postre, il dénoncera les injustices sociales dans le séditoriaux percutants de son organe pour ainsi,inciter le gouvernement américain à avoir plus de regards, de considération envers les peuplesd noirs des USA. Dubois exercera par là même une forte influence auprès de la classe moyenne noire de l'époque et des progressistes blancs de 1910 à 1934 .
En février 1919, avec l'appui du député français Blaise Diagne, Dubois organise le premier congrès panafricain à Paris .Au final, de 1910 à 1945, il organisera 5 congrès internationaux panafricains : Londres (1910),Paris (1919),Lisbonne(?),New-York (?),Manchester(1945).Jomo Kenyatta et Kwame Krumah étaient présents au congrès de 1945 . A l'issue de ce même congrès,Dubois sera avec G. Padmore,considéré comme le père du panafricanisme .
En fait, les deux hommes avaient déjà organisé ensemble la conférence panafricaine de Londres,exigeant pour les colonies des ""gouvernements responsables" et le respect de l'indépendance d'Haïti, du Libéria et de l'Ethiopie".
En tant qu'éditeur du magazine THE CRISIS,Dubois encourage le développement de la littérature et de l'art noirs, il prône également la création de ccopératives de consommateurs et de producteurs noirs en tant qu'armes pour lutter contre la discrimination et la pauvreté des hommes de couleur .Ces idées prirent un relief particulier dans les années 30 après la crise de 1929 et provoquèrent une lutte idéologique au sein de la NAACP.
En 1934,il demissionna de la direction de THE CRISIS et quitta la NAACP qu'il critiquait car elle se focalisait d'après lui,sur les intérêts de la bourgeoisie noire ignorant les problèmes auxquels étaient confrontés la majorité des leurs .
Durant la décennie 1934-1944, il est très productif à l'Université d'Atlanta où il était retourné en tant qu'enseignant, chercheur (il publie deux ouvrages), directeur d'une nouvelle révue culturelle de l'Université et éditeur en chef d'un volume préparatoire à une future encyclopédie noire .Entre 1944 et 1948, Dubois retourna à la NAACP.
Ce nouveau passage au sein de l'associatrion se termina par une nouvelle querelle, et Dubois ennemi de longue date du système capitaliste,se dirigea peu à peu vers la gauche . En 1951, il fut poursuivi comme procommuniste et soupçonné d'espionnage pour le compte d'une puissance extérieure .Il sera acquitté par un tribunal fédéral .
En 1961,il adhère finalement au parti communiste et rénonce à sa citoyenneté américaine .Un an plus tard,il émigre au Ghana et prend la nationalité ghanéenne .
"Véritable père de la Négritude", selon Lylian Kesteloot et de renaissance culturelle noire à travers le mouvement "New negro" aux USA,Dubois meurt à Accra en 1963 à l'âge de 95 ans.Il était directeur de l"Encyclopédia africana".
En 1966,Dubois partagea avec Cheikh Anta Diop, le prix du 1er Festival mondial des Arts nègres destiné à récompenser l'écrivain ayant exrcé la plus grande influence sur la pensée "nègre" au XXème siècle.
Ses principaux ouvrages, tels LE NOIR DANS LA CONSTRUCTION DE L'AMERIQUE (1935)AMES NOIRES (1903) LA SUPPRESSION DE LA TRAITE NEGRIERE (1999)...sont considérées comme des ouvrages essentielles de l'historiographie noire américaine . Sa fameuse phrase, écrite en 1890:" Je suis nègre et je me glorifie de ce nom;je suis fière de ce sang nègre qui coule dans mes veines", aura été également une contribution rémarquable de l'Amérique noire tout entière de manifester aux yeux du monde, leur validité en tant qu'être humain, en tant qu'homme à part entière .
|
|
| January 14, 2006 | 2:04 AM |
|
|
 |
Allons à la découverte de l'AECAL
|
L'Association des Etudiants de Cultures Africaines de Lyon en abrégé AECAL, est une structure qui a été créée en 2000 par des étudiants désireux d'être des acteurs d'avenir et surtout qui aiment les cultures africaines.L'AECAL participe à la renaissance et la construction africaines par la découverte culturelle et l'amitié des peuples. L'AECAL a pour objectif de défendre les intérêts universitaires et sociaux des étudiants africains et étrangers ; les soutient dans la poursuite de leurs études ; réfléchit sur tous les problèmes rencontrés par les étudiants étrangers dans le monde ; promeut les actions sociales et humanitaires, favorise la coopération universitaire entre la France et les pays du Tiers-monde. Plus précisément, l'AECAL oeuvre dans le logement,l'insertion des étudiants africains et non africains nouvellement ou non débarqués en France notamment mais ayant des difficultés de ce type sur le plan administratif et scolaire ;l'échange entre chercheurs africains et non africains ;la promotion de la culture africaine ; la redécouverte de l'histoire africaine,etc. De même ,elle organise des manifestations(colloques,séminaires,conférences, projections cinématographiques,visites guidées,soirées à thèmes, ateliers de débats et discussion...) à caractère scientifique,culturelle et pédagogique .A ce jour,plusieurs activités ont déjà été organisées dans ce sens par cette association .
Avec plus de quatre ans d'existence, l'AECAL a su s'imposer au sein de l'université Lumière Lyon 2 en organisant régulièrement des événements qui intéressent en premier lieu les étudiants. Elle a su allier la dimension scientifique et pédagogique à la dimension ludique (l'association édite également un journal dénommé "le Zèbre"). Mais l'AECAL a également d'autres ambitions.Selon Alex François Koumba,un jeune gabonais étudiant à Lyon 2 et membre éminent de cette association qu'on a rencontré ici à Libreville, l'AECAL se veut aussi de "prendre le contre-pied des préjugés vaguement racistes que les gens ont réussi à faire admettre dans les consciences .Des péjugés qui déniaient au Noir son humanité. En d'autres termes , l'AECAL travaille à redonner à l'homme noir une dimension hautement plus significative que celle qu'on lui a souvent, à cause de la persistance de la différence, collé . L'homme noir a été pendant longtemps rélégué à un rang inférieur , à un état de "sous-homme" . Aussi, l'AECAL qui a pour dévise "engagement-conscience-intelligence", se donne-t-elle d'amener l'homme noir à prendre la position debout tout en jetant un regard intéressé vers le passé . "Les jeunes africains ,précise Alex François Koumba ,doivent prendre conscience de leur histoire,de leur passé ,de leur civilisation pour savoir là où ils vont ou doivent aller . C'est une grave erreur,renchérit Alex, de croire qu'il ne faut pas accorder du crédit au passé et qu'il vaut mieux maintenant regarder vers l'avant . Or, nous estimons qu'il est convenable de savoir d'où l'on vient ainsi on pourra savoir comment aborder l'avenir ". Dans la sérénité.
Ainsi donc, les Aécalites ( c'est comme cela que se nomment les membres de l'AECAL ),seraient des personnes imprégnées de leur identité et de leur héritage culturels africains et se donnent avec modestie ,sans prétention aucune et sans non plus la volonté de donner de leçons à qui que ce soit, de dispenser cela aux autres .
En tout cas, à tous ceux qui joueraient encore au jeu de l'autruche. Cela étant dit, nous souhaitons cependant à l'AECAL, bonne continuation et surtout beaucoup de succès pour cette ardue mais louable mission, dans la reconnaissance et la valorisation des cultures africaines.
Pour en savoir un peu plus:
Association des Etudiants de Cultures Africaines de Lyon ,5 Avenue Pierre Mendès France 69500 Bron
courriel:aecalite@tiscali.fr
website: http://assos.aecal.free.fr/
( article publié dans le site "www.bilenge.com" )
|
|
| January 9, 2006 | 12:55 PM |
|
|
 |
Essai sur les problèmes des universités africaines .
|
On le sait,les universités africaines sont malades.Malades de leurs infrastructures,malades de leurs dirigeants, malades de leur politique.
Crées dans le but de former la nouvelle élite des pays africains nouvellement indépendants,les universités africaines n'ont eu depuis leur création que d'être en proie à de multiples difficultés. Malgré quelques notes de satisfaction engrangées ci et là ,il s'avère malheureusement que ces notes ne sont pas celles de nos univesités les mieux partagées.L'"alma mater" des savoirs se plaît à magnifier ses vieux démons.
Devant former une élite africaine apte à servir nos pays anciennement colonisés, certaines universités africaines ont été créees à la va-vite sans plan, sans véritable projet . La conséquence est qu'aujourd'hui, après près de 30 ans d'existence, certaines de ces universités sont devenues exiguës pour la quantité sans cesse croissante des étudiants qui franchissent le portail chaque année. De plus, l'on note dans le même temps,la vetusté de ses infrastructures .
L'offre étant donc supérieure à la demande,on se retrouve dans des amphithéâtres où l'effectif des étudiants dépasse les mille âmes,rien,majoritairement, qu'en première année . Ce qui fait que le passage de la première en année supérieure ressemble aux douze travaux d'Hercule ,puisque au bout du compte,les enseignants sont obligés de procéder à un "clausus numerus", de faire passer par quota. Le problème avec cet état de chose est que le plus grand nombre se retrouve récallé ou exclu. Carrément . Ce qui constitue un problème .
Ajouté au problème de quota ,celui du manque d'enseignants.On retrouve dans nos universités, des enseignants qui donnent plus de cours qu'ils ne devraient en donner, et parfois des cours qui ne rentrent pas dans leur formation initiale . Ce qui constitue encore un frein dans la formation des futurs cadres,même si l'on reconnaît que ces enseignants parviennent malgré tout à faire passer le message . Mais doit-on toujours laisser les choses se faire ainsi ?
Mal payés, évoluant dans des situations tout à fait inextricables,les enseignants des universités africaines font parfois des pieds et des mains pour rattraper les deux bouts . On les retrouve donc conseillers à la "Cour"; fonctionnaires,Chefs d'entreprise,taximen,etc. et malheureusement,on retrouve dans le lot très peu de chercheurs . Comment peut-on avoir des universitéS sans chercheurs surtout quand on sait que les Facultés sont faites pour en avoir ?
S'ajoute à tout cela , ce que nous nommerions "le méli-mélo";les universités africaines sont devenues un fourre-tout où science et politique ( non pas les sciences politiques !)se mêlent et deviennent un pack d'embrouilles et de discordes .Nos universités sont politisées; c'est-à-dire dirigées par des politiques véreux et font perdre leur crédibilité à ces institutions qui deviennent des lieux de règlement de comptes, connaissant son caractère hautement très sensible.
La cérise sur le gâteau, les grèves dans les universités en Afrique. Il ne s'est jamais passée une année académique, sans qu'il y ait eu de rémous, le contraire serait carrémént impensable ! Ainsi donc étant le "lieu de la contestation" tel que le clameraient certains,les universités sont en proie chaque année, à des mouvements d'humeur dont les causes,il faut bien l'avouer, démeurent fondées: Problèmes de restauration, de logement et surtout de bourses qui n'arrivent jamais quand il le faut pour le cas des étudiants, la récclamation de meilleurs conditions de vie et de travail pour les enseignants .
Peu à peu ,nos universités sont entrain d'entamer le système dit LMD:Licence-Mastère-Doctorat. Certains y sont déjà . Le hic c'est que ce système d'importation nord-américaine, même s'il semble donner un souffle nouveau à la formation dans nos universités, est un "piège" pour certains établissements universitaires ;ce d'autant plus que pour nombreux de ces établissements, les cycles ne sont pas tous complets ( puisque l'on parle de "licence-Mastère-Doctorat"); certains Départements dans les Facultés ne vont que jusques en Maîtrise voire seulement jusques en deuxième année et en plus, se pose aussi comme nous l'avons déjà souligné plus haut,le problème du manque d'enseignants .
On peut encore ajouter,le problème de bibliothèques .Quand elles existent,elles sont relativement fournies . Nous n'oserons pas nommer celui des connections Internet dans les campus.
Bref, il faut dire que certaines universités africaines sont encore en proie à de réelles difficultés dans leur fonctionnnement . Nous osons espérer, que nos gouvernants travailleront désormais à rendre nos établissements universitaires crédibles et dignes de leur rang .
|
|
| January 9, 2006 | 12:55 PM |
|
|
 |
XVIè congrès international sur le SIDA en 2006 : "Passons aux actes".
|
Il sera organisé du 13 au 18 août prochain à Toronto au Canada,un congrès international sur le Sida dont le thème central sera: "Passons aux actes" . A ce congrès qu'organisent l'International AIDS Society et l'Hôte local Toronto,il sera donc question de "passer aux actes" après des années de dure labeur et de recherche. Il sera également question même si des efforts restent à faire, d'apporter à Toronto des "programmes de prévention et de traitement efficaces aux communautés et nations du monde entier".
Les objetifs de Sida 2006,seront d'apporter un "engagement plus franc à l’échelle mondiale, davantage de ressources, une coopération plus soutenue et une diffusion plus énergique des conclusions des travaux".Lesdits objectifs permettront d’"apporter une réponse internationale adaptée à l’étendue de l’épidémie" .
Le thème du Congrès SIDA 2006 Passons aux actes mettra l’accent sur les promesses et les progrès réalisés pour élargir l’accès aux traitements, aux soins et à la prévention.L'International AIDS Society en tant qu'organisation internationale de chercheurs et de professionnels de la santé engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA,s'est résolue à mettre fin à la pandémie en favorisant la collaboration entre les personnes vivant avec le VIH/SIDA, la société civile, les scientifiques, les professionnels de la santé, les entreprises et les responsables politiques et communautaires et tous les autres intervenants. "La vie de tout séropositif ou sidéen, de toute personne à risque ou de tout enfant orphelin du SIDA étant précieuse, c’est au nom de leurs vies – de nos vies, résolus à élargir la prévention du SIDA et l’accès aux traitements, qu’il faudra saisir l’opportunité offerte par SIDA 2006".
Il y a vingt-cinq ans, aux États-Unis, on rapportait avec inquiétude une nouvelle maladie défiant toute classification médicale. Depuis lors, il a été beaucoup appris sur ce virus, tant en matière de traitement que de prévention. Et pourtant, au 25e anniversaire de ces premiers rapports, le monde est ravagé par la pandémie du SIDA. Il faudra donc réaffirmer l'engagement de chacun à relever les défis auxquels notre monde EST confronté et exiger de nos dirigeants, comme de chacun d’entre nous, qu’ils assument leurs responsabilités.
En un mot,le XVIème congrès international contre le SIDA permettra non seulement de peaufiner de nouvelles stratégies de lutte, mais aussi de réaffirmer la détermination de chacun à combattre cette pandémie qui ménace l'humanité. Confiant que cette rencontre sera un plus dans la bataille contre la maladie du siècle,nous ne pouvons que souhaiter, d'ores et déjà, pleins succès à ces travaux . Vivement SIDA 2006 .
consultez le site:www.aids2006.org
|
|
| January 6, 2006 | 8:13 AM |
|
|
 |
Hommage à Pierre Monsard Siégu (1952-28 nov.2005 )
|
(Discours prononcé lors des hommages rendus à feu le Dr.P. Monsard à l'université Omar Bongo le 4 Décembre 2005 par G. Wilfried IDIATHA, représentant les étudiants.)
Que dire monsieur ? Que vous dire au moment où vous nous quittez si froidement,si brutalement en cette fin de mois de novembre ?
Pendant que nous nous essayions d'écrire ces quelques mots,nous n'arrivions pas encore à réaliser:Vous partez .Vous partez comme vous avez vécu auprès de nous;simplement,modestement sans vouloir déranger personne. Vous nous quittez alors que nous avions le plus besoin de vous. Mais cela ne fait rien;car,le plus important maintenant,c'est ce don de vous qui demeure en nous.
Monsieur, vous nous avez enseigné bien plus que ce que nous avions appris jusqu'ici. Pour nous avez été le père qui montre la voie,le grand-frère qui encourage,le chef qui se montre autoritaire et bien sûr l'enseignant qui nous aura autant que d'autres,ouvert les portes du monde,mais qui mieux que personne fait connaître la poésie de Rabemandjara , de Senghor et de bien d'autres.Des auteurs africains et non africains qui,comme vous, ont travaillé à la réconnaissance de la littérature en général et des littératures africaines, en particulier.
Grand-frère Pierre, de vous nous garderons ce petit quelque chose que nous n'avions pas: cette "graine de folie". En réalité, cette patte de génie que vous nous recommandiez des fois et qui, en nous montrant l'exemple faisait à chaque fois,des coups d'éclat:"L'étrangeté","le Théâtre Express","Quand les planches parlent"...
On se souviendra longtemps aussi du timbre de votre voix , de votre allure et de votre simplicité légendaire.
Nous ne savions pas qu'un jour,nous allions écrire ces quelques mots pour vous. Surtout pour de pareils circonstances.Mais nous savons que quelles que soient les paroles ou les phrases, jamais nous ne saurons dire, même avec un semblant d'exactitude ce que vous étiez et représentiez pour nous.
Puissent les lampions ne jamais s'éteindre,puissent les rideaux de scène ne jamais se refermer, puissent les planches ne jamais se taire afin que l'oeuvre par vous entamée, demeure de génération en génération.
Adieu Maître, adieu Pierrot.
|
|
| January 6, 2006 | 5:52 AM |
|
|
 |
Merci pour tout , Rosa Parks
|
Le 1er Décembre 1955,il s’agissait d’une journée de travail tout à fait ordinaire comme Rosa Parks âgé alors de 42 ans,en avait l'habitude dans sa vie . Elle monte dans le bus et paie son ticket. A l'époque, la règle était tragiquement simple. Les bus étaient divisés en trois parties :
L’avant était réservé aux Blancs. Les Noirs n’avaient même pas le droit de rester debout dans l’allée correspondante.
L’arrière était réservé aux Noirs. Il n’y avait pas toujours de places assises.Une aile « charnière » était accessible aux Blancs et aux Noirs, mais un Noir devait se lever dès qu’un Blanc en avait besoin.Pour rentrer dans le bus, les Noirs payaient d’abord, descendaient, et remontaient par l’arrière. Il n’était pas rare que le chauffeur ne s'en soucie et redémarre sans savoir si les Noirs voulaient ,eux aussi, monter dans le bus .Les laissant là sur place.
Ce 1er Décembre 1955, Rosa Parks était assise dans l’aile « charnière », et contrairement aux autres passagers, elle a refusé de se lever quand des Blancs ont eu besoin de s’asseoir. Elle était "fatiguée". Mais contrairement à ce que dit la légende, elle n’était pas physiquement fatiguée, disons pas plus qu’un jour de travail ordinaire. Elle était "fatiguée" de subir ces traitements depuis des décennies, et a estimé qu’il y en avait assez. A cette époque, elle militait déjà dans des associations de défense des droits civiques.
Le chauffeur, qui l’avait déjà faite descendre d’un bus 12 ans plus tôt lui a renouvelé l’ordre de céder sa place. Elle a refusé. Il est devenu rouge de rage, est descendu, puis est revenu avec un policier qui a arrêté Rosa Parks.
Sans le savoir, il venait de donner une impulsion décisive au mouvement des droits civiques qui allait révéler au monde un nouveau leader pacifique .La suite nous la connaissons, puisque Martin Luther King prendra les choses en main jusqu'à sa mort en passant par son fameux discours :"I have a dream" .En apôtre de la non-violence et avec le talent oratoire qu'on lui connaîtra, M. L. King demandera :
Que les blancs et les noirs puissent s’asseoir de façon indifférente dans les bus;
Les chauffeurs doivent être courtois à l’égard de tous les passagers
Des chauffeurs Noirs doivent être engagés.
Le 13 Novembre 1956, la Cour Suprême a rendu son verdict : les lois ségrégationnistes de Montgoméry ont été déclarées illégales.
Après 382 jours de boycott, la communauté noire avait gagné son pari, et obtenu le droit à un traitement équitable dans les bus .
Sans vouloir réfaire la génèse de la lutte pour les droits civiques, nous retiendrons toujours l'histoire de Rosa Parks comme celle de la prostituée qui vint baiser les pieds du Seigneur Jésus au milieu d'un répas et à qui le Messie dira :"Je vous le dis en vérité ce qu'a fait cette femme,des générations s'en souviendront toujours".
Décédée le 24 Octobre 2005 chez elle à l'âge de 92 ans , Rosa Parks sera inhumée avec tous les honneurs dûs à son rang . Une dose de gratitude pour celle qui fût l'îcone de la lutte anti-ségrégationniste, "la mère du mouvement des Droits civiques".
Maman Rosa, mille mercis pour ton combat en faveur de la réconnaissance des droits civiques des Noirs .Ta lutte sera toujours gardée en nos mémoires . Tu as su dire: NON ! à la ségréagation , à la persisistance de la différence. Tu nous as montré la voie et nous ne cesserons jamais de t'en remercier .
sur quelques notesde:www.grioo.com
photo:www.afrik.com
|
|
| January 5, 2006 | 9:14 AM |
|
|
 |
"La Concorde ": Hymne national du Gabon (aucun autre chant ne me fait vibrer autant que toi !)
|
Auteur : Georges Damas Aléka
Refrain
Uni dans la Concorde et la fraternité,
Eveille toi Gabon, une aurore se lève,
Encourage l'ardeur qui vibre et nous soulève !
C'est enfin notre essor vers la félicité. (bis)
Eblouissant et fier, le jour sublime monte
Pourchassant à jamais l'injustice et la honte.
Qu'il monte, monte encore et calme nos alarmes,
Qu'il prône la vertu et repousse les armes.
Refrain
Oui que le temps heureux rêvé par nos ancêtres
Arrive enfin chez nous, réjouisse les êtres,
Et chasse les sorciers, ces perfides trompeurs.
Qui semaient le poison et répandaient la peur.
Refrain
Afin qu'aux yeux du monde et des nations amies
Le Gabon immortel reste digne d'envie,
Oublions nos querelles, ensemble bâtissons
L'édifice nouveau auquel tous nous rêvons.
Refrain
Des bords de l'Océan au coeur de la forêt,
Demeurons vigilants, sans faiblesse et sans haine !
Autour de ce drapeau, qui vers l'honneur nous mène,
Saluons la Patrie et chantons sans arrêt !
Refrain
|
|
| January 5, 2006 | 4:42 AM |
|
|
 |
Affaire Léon Kanhem : Haro sur le racisme !
|
Léon Kanhem,un jeune homme de 28 ans, a été lâchement assasiné le 24 Décembre dernier (au soir du réveillon de noël, s'il vous plaît!),à coups de poignards dans la ville de Saint-Petrsbourg à 300 km de Moscou, en Russie. Et ce, sans motif valable . Toutefois, selon les autorités russes il s'agirait d' "un acte raciste" causé par de jeunes".
Le jeune camerounais vivait en Russie depuis seulement trois (3) mois."Mon Dieu, que je me suis écrié .Comment peut-on avoir autant de haine ? Comment peut-on vouloir ôter la vie à un individu parce que celui-ci serait "différent" ? Comment trois (3) mille ans après, avec tout ce que l'Histoire nous enseigne, peut-on encore traiter quelqu'un à partir de la couleur de sa peau ?
On nous a dit que la colonisation était "un acte de civilisation", que les Européens sont venus nous faire partager les grandes valeurs morales, spirituelles,etc,que la colonisation était venue sortir l'homme noir de la barbarie et de la sauvagerie (tu parles !)...mais il n' ya pas plus barbare et sauvage que cet acte où un homme est tué parce qu'il est simplement d'une autre race . Un crime perpétré par des fils de ceux-là qui pensaient que nous étions les plus sauvages et les pas-du-tout-civilisés. La bonne affaire !
Le pire, c'est que Léon n'est pas le seul a avoir été déjà agressé en Russie. D'autres étrangers font souvent les frais d'actes de violences :" En Russie, les agressions racistes visent souvent des étudiants africains ou asiatiques, ainsi que des Caucasiens (les Caucasiens ne sont pas considérés comme des Blancs en Russie) et des ressortissants des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale. Le plus souvent, les forces de l’ordre russes préfèrent utiliser le terme de « hooliganisme » pour parler des attaques qu’elles hésitent à qualifier de « racistes ». D’après Amnesty International, plusieurs dizaines d’Africains et d’Asiatiques vivant en Russie ont été la cible de groupes néo-nazis, de plus en plus populaires auprès de la jeunesse russe, ébranlée par l’instabilité économique et politique qui s’est installée après la désintégration de l’Union soviétique. Dans la seule ville de Saint-Pétersbourg, une dizaine d’entre eux ont succombé à de telles agressions au cours des deux dernières années. A la mi-septembre, un étudiant congolais attaqué par quatre jeunes avait succombé à ses blessures. Fin octobre, un étudiant chinois avait était agressé par trois jeunes Russes.
Un rapport d’Amnesty International explique que « la discrimination raciale était très répandue. Certains groupes étaient tout particulièrement visés par la police lors de contrôles d’identité qui se soldaient souvent par des arrestations arbitraires ou des mauvais traitements. Les demandeurs d’asile et les réfugiés se heurtaient de surcroît au refus fréquent de la police de considérer leurs papiers comme valables ». En juillet 2002, un groupe d’étudiants, de réfugiés et de demandeurs d’asile africains a été attaqué par une dizaine de Russes de sexe masculin au crâne rasé, criant des injures racistes, dans le parc Troparevski, à Moscou. Des policiers qui se trouvaient non loin de là auraient refusé de venir en aide aux victimes. Un étudiant camerounais, Germain Soumele Kembou, a été grièvement blessé. Alors que ses blessures nécessitaient des soins hospitaliers, il a été conduit au commissariat de Teply Stan pour y être interrogé, en compagnie de deux de ses agresseurs présumés. Fait inhabituel, une enquête judiciaire a été ouverte sur cette affaire.
Des organisations de défense des droits de l’homme ont attiré l’attention sur les dérives racistes constatées dans le discours des principaux partis politiques. Ce mois-ci, le parti Rodina s’est vu interdire de participer aux élections municipales à Moscou en raison d’un clip électoral exhortant les Moscovites à « débarrasser la ville de ses déchets » sur fond d’images montrant des Caucasiens, reconnaissables à leur teint plus foncé"*.
Je dis donc que si l'ignorance de certains est incurable,le racisme ne l'est pas . La société vers laquelle nous aspirons tous aujourd'hui, n'a pas besoin que l'on se regarde de travers sous-prétexte que nous soyons différents .Dieu sait pourquoi il n'a pas voulu un monde unichrome;esthéticien du Beau, il souhaitait créer un monde merveilleux avec des couleurs qui s'assemblent et... se ressemblent.Ne gâchons donc pas la si belle oeuvre de Dieu .
L'assasinat sans scrupule de Léon doit être sévèrement puni .Que "justice soit faite" et que notre monde soit débarrassé une bonne fois pour toute, du moins à long terme, de racistes pollueurs de nos sociétés et ivraie des disharmonies entre les peuples .Martin Luther King avait fait ce rêve qu'un jour,Blancs et Noirs (et d'autres races ) marcheraient ensemble en tant que frères . Allons tous au bout de ce rêve .
*source:www.afrik.com
|
|
| January 5, 2006 | 2:51 AM |
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2006 !!!!
|
A toutes et à tous, je souhaite tous mes voeux les meilleurs de santé, de bonheur, de prospérité et de réussite pour 2006. Que le Dieu Tout-puissant vous garde et vous bénisse dans la paix et l'amour .
|
|
| January 4, 2006 | 7:42 AM |
|
Latest Posts
Monthly Archive
Change Language
Friends
Links
150276 views
|
 |